On va se dire les choses franchement : quand on gère une asso, le RGPD (Règlement Général sur la Protection des Données), c’est un peu comme le dossier de demande de subvention ou l’inventaire de la buvette : ça n’excite personne, on le repousse à demain, et on espère que la foudre ne tombera pas sur nous.
Pourtant, derrière le sigle barbare, l’idée est simple : respecter les gens qui vous font confiance en prenant soin de leurs infos.
Voici le guide « zéro langue de bois » pour mettre votre asso au carré sans y passer vos nuits.
OUI. Que vous soyez un club de pétanque de 10 personnes ou une fédération nationale, dès que vous avez un nom, un prénom ou un numéro de téléphone dans un fichier (Excel, papier, ou application), vous êtes soumis au RGPD.
La bonne nouvelle ? La CNIL n’est pas là pour couler les petits clubs de rando. Elle veut voir que vous faites des efforts de « bon sens ».
C’est le document de base. Vous devez lister ce que vous faites avec les données. Exemple : - « Je collecte les mails pour envoyer la newsletter. »
« Je collecte les adresses pour les licences sportives. » C’est tout. Pas besoin d’une thèse, juste de la clarté.
C’est là que les assos pèchent souvent.
Le strict nécessaire : Avez-vous vraiment besoin du groupe sanguin ou de la profession des parents pour un cours de dessin ? Si la réponse est non, on ne demande pas.
La date de péremption : Un adhérent est parti il y a 5 ans ? Supprimez ses données. En général, pour une asso, on garde les infos 3 à 5 ans après le dernier contact, pas plus (sauf obligations comptables).
Sur vos formulaires d’inscription, vous devez dire clairement :
Pourquoi vous demandez ces infos.
Qui va y avoir accès (le bureau ? le coach ?).
Comment la personne peut demander à être supprimée du fichier. Conseil : Fini les cases pré-cochées pour la newsletter. Les gens doivent cocher eux-mêmes.
Le fichier Excel « Adhérents_2024.xlsx » qui circule par mail entre tous les bénévoles, c’est INTERDIT. Pourquoi ? Parce qu’en cas de vol d’ordinateur ou de piratage de boîte mail, toutes les données sont dans la nature.
Publier la photo du goûter de Noël sur Facebook sans demander l’avis des gens ? Mauvaise idée.
La règle : Il faut une autorisation écrite, surtout pour les mineurs.
L’astuce : Intégrez une case à cocher « Autorisation de droit à l’image » directement dans votre formulaire d’adhésion.
En tant que développeur, je vois trop d’assos galérer avec des fichiers Excel perdus ou des dossiers papier qui prennent la poussière. Utiliser une application dédiée, c’est votre "cheat code" pour le RGPD :
Accès contrôlés : Le trésorier voit les cotisations, le coach voit les numéros d'urgence, mais personne ne voit tout s'il n'en a pas besoin.
Centralisation : Plus de copies qui traînent sur 4 ordinateurs différents.
Suppression automatique : On peut paramétrer l'app pour qu'elle "oublie" automatiquement les anciens membres.
Sécurité Google : Vos données sont sur des serveurs sécurisés, pas sur une clé USB perdue au fond d'un sac de sport.
Le RGPD n'est pas une montagne. C'est juste une nouvelle habitude à prendre. Commencez par lister vos fichiers, supprimez ce qui est vieux, et sécurisez vos accès.
Votre asso sera plus pro, et vos adhérents plus sereins.
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